Article • mercredi 30 septembre
À L'INTENTION DES FAMILLES
Si cette proposition de retraite répond à vos attentes, pouvez vous nous indiquer les tranches d'âges de vos enfants afin de pouvoir organiser celles-ci :
Voir les détails →Actualité • lundi 15 septembre
Il y a quelques temps, un homme s’énervait sur la place trop importante que nous laissons à la croix dans nos églises. Il trouvait cela culpabilisant et mortifère. Ça n’est pas vendeur. Il faudrait plutôt avoir un Jésus Bon Pasteur, doux et tendre. Là se trouve la solution pour remplir nos églises... Et c’est bien tentant !
Après tout, nous sommes plus attirés par quelqu’un qui nous cajole que par quelqu’un qui nous montre ses multiples plaies... Et pourtant, aussi étonnant que cela puisse sembler, ce n’est pas la voie qu’ont choisie les premiers disciples. Dès les débuts de l’annonce de l’Évangile, les apôtres et les missionnaires ont proclamé un Dieu crucifié.
Scandale pour les juifs, folie pour les païens ! Cette annonce allait à l’encontre de toute logique humaine. Mais, grâce à Dieu, l’Évangile n’a pas été déformé pour s’adapter à notre bon sens, souvent trop étroit. La vérité du cœur de Dieu devait être dévoilée, et c’est par la Croix que ce voile a été levé.
Ce n’était pas l’objectif des Romains, c’est évident. Ce supplice n’avait pour but que de terroriser. Jésus et ses compagnons de potence ont été crucifiés à la sortie de la ville, le long de la route principale. Des corps livrés aux regards de la foule, brandis comme un avertissement : voilà ce qui arrive à ceux qui défient les puissants.
Cela aurait pu être la fin de cette petite communauté et la victoire du Prince de ce Monde. Le Fils de Dieu, torturé, exposé comme un trophée par Satan dans une tentative de prouver sa domination. Mais voilà que trois jours après tout est bouleversé. Et, désormais, des milliers d’hommes et de femmes s’avancent, paisibles, vers leur propre croix.
Ce qui devait inspirer la peur devient source de gloire. La menace n’a pas d’effet devant l’honneur de suivre les pas de celui qui fut et demeure le plus beau des enfants des hommes. Mais la réconciliation avec le Calvaire n’était pas encore totale.
Car elle exige plus qu’une compréhension extérieure : elle demande notre union au Christ pour entrer dans Sa Sagesse. Trop longtemps, la croix a été perçue comme une accusation. C’est précisément ce que reprochait cet homme qui souhaitait que toutes les croix soient retirées de nos églises.
À ses yeux, la croix ne signifiait qu’une chose : regardez ce que vous avez fait. Convertissez vous où vous brûlerez en Enfer. Et je ne peux pas lui donner totalement tort. Car oui, la contemplation du mystère de la croix vient dévoiler les intentions de notre coeur.
Saint Léon le Grand l’exprime ainsi : A la vue du Christ élevé en croix, il ne faut pas, mes bien-aimés, que votre pensée s’arrête à ce seul aspect extérieur qui frappa les yeux des impies [...
] En effet, à la vue du Seigneur en Croix, les impies ne pouvaient apercevoir en lui autre chose que leur crime ; ils tremblèrent de crainte, non pas de la crainte qui justifie dans la vraie foi, mais de celle qui torture une conscience coupable... Tout mal commis participe à la souffrance du Christ.
Et nous comprenons alors pourquoi certains sont prêts à crier : Cachez-moi cette croix que je ne saurai voir ! Préférant ainsi se cacher dans une ignorance feinte... Mais ils oublient simplement que révéler un mal est une libération avant d’être une condamnation.
La condamnation arrive seulement si nous préférons nous accrocher au mal plutôt que nous convertir... Pourtant, le signe de la croix dépasse tout cela. Elle n’est pas une menace, mais une invitation. Non pas d’abord une condamnation, mais une révélation : la révélation de l’amour de Dieu, du don total qu’Il fait de Lui-même.
Et cette lumière transfigure toutes les croix qui jalonnent notre propre existence. Pour nous aussi elles deviennent les lieux où révéler notre amour. C’est toujours dans l’adversité que se révèle le coeur des hommes, cette capacité, ou non, à aimer jusqu’au bout. Ne cherchons pas les croix dans notre existence, c’est évident.
Mais ne les fuyons pas non plus. Accueillons-les et vivons-les de manière à ce que l’amour triomphe, en étant unis au Christ. Là se trouvera la grande fécondité de notre vie. Chers amis, dépassons la menace et l’accusation, et entrons dans l’invitation que le Christ nous fait.
Exaltons la Croix du Christ qui nous manifeste ce que veut dire “aimer”. Que notre seule fierté soit la croix de notre Seigneur Jésus Christ. En lui, nous avons le salut, la vie et la résurrection ; par lui, nous sommes sauvés et délivrés. Amen.
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Article • mercredi 30 septembre
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vendredi 9 octobre
Nous vous attendons autour d'un café gourmand☕ pour partager un moment convivial et fraternel après la messe de 9h00 !
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Article • vendredi 2 octobre
Vous trouverez sur cette publication un livret avec des questions afin de travailler les discours du Pape Léon XIV lors de sa visite en France ainsi qu'un fichier regroupant tous les textes entendus à Paris, Lourdes et Metz. Les fichiers pdf sont téléchargeables. Sélectionnez le document. Cliquez sur les 3 points en haut du document. Clicquez sur l'icône téléchargement
Voir les détails →jeudi 8 octobre
Chaque 2e jeudi du mois, 1h d'adoration suivie d'un temps fraternel dans un bar du quartier. Avis à toutes les bonnes volontés : Vous souhaitez aider les couples avec enfants à venir adorer ? Que ce soit de manière régulière ou ponctuelle, venez garder nos enfants chez nous bénévolement ! Enfants déjà couchés, canapé confortable garanti. Merci ! >> Pour toute proposition ou besoin de baby-sitting, prenez contact avec Flore Berjonneau : 0772145227 flore2langle@hotmail.com
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Article • vendredi 2 octobre
Venez en famille (gratuit les enfants) découvrir le nouvel orgue baroque dans toute la splendeur de ses sonorités et invitez autour de vous.
Voir les détails →Article • mercredi 18 mars
Chers utilisateurs, Vous avez la possibilité de créer un compte en quelques secondes, sans même indiquer votre nom. Mais du coup, il est difficile pour vos prêtres et les autres paroissiens de savoir qui vous êtes ! Si vous avez quelques secondes, pouvez-vous prendre quelques instants pour indiquer votre nom, prénom et éventuellement une photo et petite description ? 😇 Cela aidera vos prêtes et toute la paroisse à vous identifier et à vous saluer à la fin de la messe 😉 Pour faire, voici où aller : Cliquez sur vos initiales ou photo en bas à droite Puis sur le crayon à côté de la photo Une fois complété, on peut enregistrer en haut à droite MERCI !🙏
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mercredi 14 octobre
Après-midi CONFESSIONS, jeux et bricolages, pour les enfants et leurs parents
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Article • mardi 29 septembre
Intentions de la quinzaine du 26 septembre au 10 octobre 2026
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Article • mercredi 30 septembre
Une trentaine de personnes étaient réunies pour le redémarrage du Parcours Alpha sur la paroisse. 16 invités de tous âges parmi elles. Sujet du jour : quel est le sens de la vie ?
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mardi 6 octobre
L’objectif est de se rencontrer et mieux se connaître entre paroissiens, par l’organisation de dîner surprise, où ni ceux qui accueillent ni ceux qui sont reçus savent qui ils vont retrouver pour le dîner. Un dîner en toute simplicité pleine de beaux échanges ! Cliquez sur « Participer » pour vous inscrire !
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Article • mardi 29 septembre
Bulletin de la quinzaine du 26 septembre au 10 octobre 2026
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Article • dimanche 27 septembre
Quoi de mieux pour la Fraternité des lycéens que de lancer son année avec le Pape ?
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Article • jeudi 24 septembre
Le pape arrive en France, ce que nous pouvons vivre
Voir les détails →Article • mardi 22 septembre
Chers amis, avant de nous confronter aux différentes réactions des ouvriers de l'évangile, je souhaite que nous contemplions l'attitude du maître du domaine. Ce maître ne reste pas sagement assis chez lui en attendant que ses biens portent du fruit. À chaque heure de la journée il sort de chez lui afin d'embaucher de nouveaux ouvriers. Le maître ne cesse de sortir. C'est dans cette attitude que nous trouvons la première image du Royaume des Cieux. Dieu ne se lasse pas de venir jusqu'à nous pour que nous travaillions à l'avènement de Son Royaume. Nous le savons bien : dans l'histoire du Salut, le Seigneur est allé au-devant de son peuple par les patriarches, par les prophètes, et enfin par Son Fils. Et Il ne cesse de relayer cette invitation à Le suivre par Ses disciples. Chers amis, gardons cela au cœur : Dieu ne cesse de venir jusqu'à nous. Et lorsque nous lisons cet évangile, nous sommes invités à nous émerveiller de cela. Bien au contraire, souvent nous restons enfermés par un sentiment d'injustice pour les ouvriers de la première heure. Pourtant le Seigneur nous met en garde : « mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins. » Si nous souhaitons comprendre le Père, il nous faut d'abord Le contempler lorsqu'Il ne se lasse pas de venir nous chercher, quelle que soit l'heure de la journée, quels que soient les événements que nous traversons… Maintenant que nous avons bien cela en tête, tournons-nous vers les différents ouvriers et leur manière de répondre à l'appel… Nous pouvons lire cet évangile de multiples manières. Dans les différentes heures évoquées, les Pères de l'Église y ont vu les différentes étapes de l'histoire du salut, les chrétiens étant les ouvriers de la dernière heure… Une autre manière de le lire est d'identifier les ouvriers de la première heure à ceux qui grandissent dans la foi depuis le berceau, et les ouvriers de la onzième heure à ceux qui se convertissent in extremis. Ces différentes interprétations sont bonnes, mais ce ne sont pas les seules. N'enfermons pas l'évangile dans une interprétation faite un jour et qui, ensuite, nous bloque pour relire le texte. Il n'est pas garanti que, même si nous avons grandi dans la foi depuis notre enfance, nous ne soyons pas les ouvriers de la onzième heure… Je nous invite à voir, dans les réactions de ces trois groupes d'ouvriers, différentes étapes de notre vie spirituelle. La première étape peut se manifester dans les ouvriers de la première heure. La relation avec le maître du domaine commence par un échange sur le salaire de la journée. Et cela semble tout à fait légitime : tout travail mérite salaire. Une fois l'accord conclu, les ouvriers partent à la vigne… Face à l'appel de Dieu à Le suivre, nous passons également par ce dialogue : nous cherchons à comprendre ce que nous avons à y gagner. Combien de fois des jeunes me demandent-ils : à quoi ça sert d'avoir la foi ? Qu'est-ce que j'ai à gagner en « endurant le poids » d'une morale ? Et là encore c'est légitime, car la volonté ne s'engage que dans la recherche d'un bien pour soi. Dans tout début de vie spirituelle il y a une part d'égoïsme, de recherche de soi. Nous essayons alors de présenter la relation à Dieu comme quelque chose qui nous fait du bien… Mais si nous ne dépassons pas cela, nous ne pourrons pas accueillir la joie du Royaume. Les ouvriers de la première heure n'ont pas su accueillir le don du maître car ils le considéraient comme un dû. Ils n'arrivent pas à se réjouir de sa bonté désintéressée car ils n'étaient tournés que vers leur propre bien, enfermés sur eux-mêmes et leur mérite. Et c'est cela qui leur fait ressentir comme une grande souffrance le fait d'avoir « enduré le poids du jour », tout en fermant leur cœur… Une deuxième étape dans la vie spirituelle peut se manifester dans les ouvriers du milieu de la journée. Ils sont envoyés à la vigne avec une seule promesse : « Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste. » Ils n'ont pas l'illusion des premiers, qui pensaient mériter leur salaire, mériter leur sainteté. Eux attendent seulement ce qui sera juste. Ils ne se jugent pas, mais ils font confiance au maître. Une certaine humilité habite leur cœur. Mais ce qui les fait partir à la vigne, c'est encore une promesse de récompense. La dernière étape de la vie spirituelle se manifeste dans les ouvriers de la onzième heure. Pour eux, il n'y a plus de promesse, seulement un appel : « Allez à ma vigne, vous aussi. » Ils connaissent la douleur d'être au chômage, et l'invitation les comble de joie… Dans notre relation à Dieu, nous sommes invités à basculer dans une relation où nous n'attendons plus la promesse d'une juste récompense. Ce n'est plus cela qui nous donne le désir de travailler pour le Royaume. Nous tirons notre joie de vivre simplement en présence du Seigneur, de faire ce que nous avons à faire. Notre bonheur est d'être auprès du Maître. Et puis c'est tout. Car nous connaissons la douleur d'être loin de Lui, de ne pas savoir que nous sommes Son Temple… « Dieu est Dieu et cela me suffit » : voilà toute ma joie et ma vie. Chers amis, demandons la grâce de vivre cette bascule dans la vie spirituelle. De chercher Dieu pour Dieu. Nos jours ne seront alors plus un poids à supporter sous toutes sortes d'obligations et d'attentes. Nous pourrons quitter la logique du mérite et de la réussite pour entrer dans celle du don et de la miséricorde. Celle où nous découvrons, dès ici-bas, le Royaume de Dieu : la présence fidèle de Jésus Ressuscité. Amen.
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Article • vendredi 11 septembre
Vous avez envie de rejoindre une fraternité d'hommes, de servir concrètement votre paroisse et vos prêtres (chantiers, services en tout genre) et de grandir spirituellement, venez rencontrer les chevaliers de Colomb, le dimanche 20 septembre 2026, à Saint Félix, à l'issue de la messe de 11h, sur le parvis. Fondés en 1882 aux États-Unis, les Chevaliers de Colomb créés par le Bienheureux Michael Mc Givney sont présents dans 18 pays dans le monde et réunissent 2,2 millions d’hommes. Présent en France depuis 2016, le mouvement réunit plus de 1 500 hommes. Créé en 2022 à Nantes, le Conseil Saint-Pierre regroupe une quarantaine d’hommes des paroisses de Saint-Clément, de Notre-Dame de Nantes et de Sainte-Madeleine. En septembre 2026, la paroisse des Saint Evêques rejoint ce Conseil. Les chevaliers de Colomb se réunissent une fois par mois pour participer à la messe, prier ensemble, échanger sur les chantiers et partager un temps fraternel. Ancrés dans l’action, ils sont là pour épauler les prêtres des paroisses et le diocèse pour des chantiers variés (jardinage, peinture, déménagement...) et des services (procession du 8 décembre, services d'ordre...). Pour en savoir plus, visitez notre page internet : http://www.chevaliers-de-colomb.fr/ OU http://conseil-saint-pierre.fr/ . Si vous êtes intéressé, n'hésitez pas à contacter Vincent TROCHU au 0750056341 ou par mail vincent.trochu@sfr.fr
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Article • jeudi 17 septembre
Qui est Jésus ? Quel sens donner à sa vie ? Pourquoi la souffrance ? Le parcours Alpha propose un espace simple pour poser ses questions sur la foi et échanger librement, que l'on soit croyant, en recherche ou simplement curieux. Pour découvrir le parcours sans engagement, une première soirée vous est proposée. Venez nombreux !
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Article • mardi 15 septembre
N'hésitez pas à proposer autour de vous la messe matinale à 7h10 à Saint-Pasquier tous les mardis et jeudis suivie d'un temps fraternel autour d'un petit déjeuner ! Venez nombreux ! hors vacances scolaires
Voir les détails →mardi 15 septembre
Une nouvelle saison commence à la fraternité Bartimée ! Heureux de vous retrouver mardi prochain pour des moments de partages et de prières, réunis au nom du Christ. Venez louer le Seigneur, prier et méditer sa Parole dans une ambiance fraternelle et conviviale. N'hésitez pas à inviter vos proches et vos voisins ! Au programme 19h00 : messe à l'église Saint- Pasquier, pour ceux qui le souhaitent 19h45 : dîner partagé - chacun peut apporter quelque chose 20h30 : louange et intercession en musique et en chants Lecture et méditation de l'Évangile selon Saint Matthieu : « Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ? » (Mt 20, 1-16) Partage en petits groupes, puis enseignement d'un prêtre. Après la rencontre : possibilité de participer à l'adoration du Saint- Sacrement toute la nuit à Saint- Pasquier . Vous pouvez arriver après le dîner. Nos prochaines rencontres, les mardis : 15 septembre 10 novembre 15 décembre 19 janvier 16 février 16 mars 13 avril 25 mai et 22 juin à mardi ! contact : Emmanuel BERNARD 0781921696
Voir les détails →Article • dimanche 13 septembre
Chers amis, quel est le grand enseignement de la parole que nous venons d’entendre ? Qu’est-ce qui nous frappe en premier ?... Il me semble que très rapidement nous nous concentrons sur cette exigence énorme du pardon. Nous prenons cette parabole comme une grande claque nous rappelant que si nous ne pardonnons pas, nous ne pourrons pas partager la joie du Royaume des Cieux. Nous sommes alors renvoyés à nos incapacités, à toutes ces situations où nous n'arrivons pas à pardonner. Et nous avons peur… Une telle parabole peut nous réveiller et nous inviter à la conversion, mais elle risque parfois de nous démoraliser en nous faisant voir que nous n'y arrivons pas… Chers amis, il me semble que nous ne commençons pas notre méditation par le bon bout de la parabole. Ce qui est premier, dans cette histoire, c’est la grande bonté du Maître qui est “saisi de compassion” pour son serviteur et qui lui remet toute sa dette. Une dette pourtant immense ! Le Seigneur pardonne au-delà de ce que l’on peut imaginer ! Et c’est bien cela que nous sommes d’abord invités à contempler et à croire. Sans cette expérience première de la miséricorde du Seigneur, nous serons incapables de pardonner. Ce n’est pas la menace ou la peur de rester en dehors du Paradis qui nous donne la force de pardonner. Tout du moins cela ne suffit pas. C’est l’expérience de la miséricorde dans notre vie qui nous transforme. C’est l’expérience de voir toutes nos dettes supprimées qui nous donne le courage de faire de même. C’est la contemplation du Père et de son action qui doit retenir notre attention car c’est là que nous trouverons la force de vivre les commandements du Seigneur... Mais voilà que nous éprouvons de multiples difficultés à croire et accueillir cette miséricorde. La première difficulté est peut-être de se croire “innocent”. Nous avons tendance à croire que pour faire une expérience de la miséricorde qui soit suffisamment forte pour nous transformer, il faut avoir traversé toutes les plus grandes misères. Entendons par là : vole, meurtre, addictions en tous genres ; bref, une réelle descente aux enfers. Dans ce cas-là, on comprend bien que la rencontre avec l’amour infini de Dieu transforme une vie ! Mais nous ? Peut-être ne sommes-nous pas tombés si bas. Nous pouvons le souhaiter car l’expérience du mal n’est jamais un cadeau. Mais ce n’est pas pour cela que nous sommes innocents car le mal principal jaillit du coeur de l’homme. Et c’est bien d’abord dans notre coeur qu’il s’agit de discerner toutes les adhésions au mal... Il nous faut aller encore plus loin. L’expérience de la miséricorde n’est pas seulement le fruit du salut après une chute, mais bien le fruit du salut avant la chute ! Sainte Thérèse de Lisieux rendait grâce au Seigneur de ce qu'Il avait éloigné de sa vie toutes les occasions de chute. Elle s'émerveillait de ce que le Seigneur avait pris soin d'enlever les cailloux sur son chemin avant qu'ils ne la fassent trébucher. C'est cette miséricorde prévenante qui lui permettait de ne jamais se sentir supérieure au pire des pécheurs. Elle savait que si elle n'était pas tombée si bas, c'est simplement parce que le Seigneur l'avait protégée… Avons-nous conscience de cela pour nos vies ? Si nous y voyons une révélation de l'amour de Dieu, cela transformera notre regard sur les grands pécheurs… Deuxième difficulté : ne pas nous considérer digne du pardon. Nous ne voulons pas croire au pardon de Dieu car nous connaissons notre misère. Comment Dieu peut-il pardonner cela ? Notre cœur nous accuse si durement... Mais n’ayons crainte ! “Si notre cœur nous accuse, Dieu est plus grand que notre cœur”. Ne limitons pas Dieu à notre condition humaine. Oui nous ne sommes pas dignes de la miséricorde. Mais cela tombe bien car elle n’a jamais été une question de dignité mais d’amour gratuit. Nous n’arrivons pas à nous défaire de notre volonté de maitriser notre sainteté... Troisième difficulté : mépriser le pardon en pensant que c'est pour les faibles, pour ceux qui se laissent écraser… C'est peut-être l'état d'esprit du serviteur de la parabole. Sa réaction envers son compagnon manifeste tout le mépris qu'il a pour la bonté du maître dont il a pourtant bénéficié… Lorsque nous comprenons la miséricorde comme quelque chose de dégradant, nous en venons à mépriser Dieu. Là se trouve un grand orgueil. Et malheureusement, parfois, pour défendre la grandeur de Dieu, on tend à atténuer la miséricorde. Au fond de nous, nous avons peur que Dieu se fasse mépriser… Mais Dieu n'a jamais eu peur de cela. Chers amis, si nous voulons pleinement vivre de l’exigence du pardon, contemplons notre Maître ! Croyons en Sa miséricorde pour nous ! Alors, humblement, dans la suite logique de notre expérience, nous pourrons remettre les dettes de ceux qui nous font du mal. Ce ne sera plus un acte héroïque, mais un juste retour de cet amour qui nous délivre et nous fait vivre. Amen.
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