Article • mercredi 30 septembre
À L'INTENTION DES FAMILLES
Si cette proposition de retraite répond à vos attentes, pouvez vous nous indiquer les tranches d'âges de vos enfants afin de pouvoir organiser celles-ci :
Voir les détails →Actualité • dimanche 31 mai
Chers amis, la fête de la Sainte Trinité nous invite à nous pencher sur l'être même de Dieu. Mais en disant cela, nous sommes pris de vertiges : à quoi bon chercher à comprendre quelque chose qui dépasse tant notre entendement ?
Et, lorsque nous entendrons la préface tout à l'heure, la migraine nous guette : « tu es un seul Dieu, tu es un seul Seigneur, non pas en une seule personne mais une seule substance en trois personnes… » Oh, bien sûr, nous pouvons disserter. Mais nos mots seront toujours trop pauvres pour parler du Seigneur de manière juste.
Il nous faut tenir un juste équilibre : chercher à mieux connaître qui est notre Dieu, tout en reconnaissant humblement que nous ne pouvons pas Le saisir, mettre la main sur Lui.
« L'humanité a cherché d'abord en Dieu une protection contre elle-même et en a fait très souvent au cours de l'histoire le bouche-trou de toutes ses impuissances et de toutes ses ignorances : quand on ne pouvait plus rien, on disait "dieu" ; quand on ne savait plus, on disait "dieu".
Sous ce chef, évidemment, on peut voir dans la notion de Dieu une notion condamnée à disparaître à mesure que l'homme devient maître de son champ, qu'il arrive à conquérir toutes les techniques et qu'il atteint à une espèce de toute-puissance » (Zundel). L'homme se fait alors un adversaire de Dieu.
Il va chercher à Le maîtriser pour faire disparaître Celui que l'on cantonne au rôle de réponse face à ce que l'on ne maîtrise pas. Léon XIV nous met en garde, dans sa dernière encyclique, contre ce pouvoir de la technique qui cherche à prendre la place de Dieu.
Le remède à cette tentation des origines est de saisir que l'essence de Dieu ne se trouve pas d'abord dans une compétence technique, comme Créateur par exemple, ou bien comme médecin. L'essence de Dieu se trouve avant tout dans la relation. Et c'est par cette relation que toutes les « compétences » agissent dans le monde.
Rien ne pourra remplacer cela. Rien ne pourra remplacer un Dieu qui se fait proche. Un Dieu qui aime de toute éternité… Cette proximité, Il l'a révélée à un peuple. Dieu, le Seigneur des Armées, marchait au milieu de son peuple. Il séjournait sous la Tente de la Rencontre puis dans le Temple de Jérusalem.
Mais Son être même Le poussait à vouloir davantage. Il désirait une intimité plus grande… Et voilà que, à la suite de l'Incarnation et du Mystère Pascal, Dieu vient habiter l'âme des justes par la foi. Par le baptême, par les sacrements, Dieu vient demeurer en nous. Folie de l'Amour ! Nous sommes le Temple de la Divine Trinité.
Dieu-Trinité vient demeurer en nous. Il s'agit alors d'y croire, d'entrer en relation avec Celui qui se fait si proche, et de ne pas passer à côté de Celui qui est relation d'amour depuis toute éternité… Cette inhabitation de Dieu en chacun de nous est merveilleuse. C'est là que se trouve notre plus grande dignité.
C'est aussi la porte d'entrée d'un juste amour envers nous-mêmes. Si Dieu fait de nous Son temple, comment pourrions-nous nous tenir nous-mêmes en mépris ? Ou bien encore, comment pourrions-nous mépriser les autres ? Même s'ils nous fatiguent !
Cette reconnaissance de ce que nous sommes par la grâce de Dieu n'est pas une vague connaissance théologique. L'inhabitation de la Très Sainte Trinité en nous a des répercussions très concrètes dans notre vie. Prenons l'exemple du rapport à notre corps.
Lorsque nous saisissons que nous sommes un Temple, nous ne pouvons pas voir notre corps comme une simple enveloppe charnelle, comme un outil utilitaire de communication avec l'extérieur, ou comme le seul lieu de nos sensations et de nos plaisirs… Si nous sommes le Temple de Dieu, alors notre corps porte un trésor.
J'irai même plus loin : il devient un trésor. Car à travers notre corps, Dieu peut se révéler et accomplir son œuvre. La Trinité peut continuer d'aimer et de vivifier le monde. Chers amis, si la Sainte Trinité demeure un mystère, c'est pour nous inviter à désirer toujours plus. Le mystère est un moteur de l'amour.
Il nous permet d'entrer dans une relation vivifiante et non dans une lutte de pouvoir cherchant à dominer. Contempler la Trinité, c'est nous laisser attirer par elle et chercher à la rejoindre au plus profond de notre cœur. Amen.
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Article • mercredi 30 septembre
Si cette proposition de retraite répond à vos attentes, pouvez vous nous indiquer les tranches d'âges de vos enfants afin de pouvoir organiser celles-ci :
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vendredi 9 octobre
Nous vous attendons autour d'un café gourmand☕ pour partager un moment convivial et fraternel après la messe de 9h00 !
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Article • vendredi 2 octobre
Vous trouverez sur cette publication un livret avec des questions afin de travailler les discours du Pape Léon XIV lors de sa visite en France ainsi qu'un fichier regroupant tous les textes entendus à Paris, Lourdes et Metz. Les fichiers pdf sont téléchargeables. Sélectionnez le document. Cliquez sur les 3 points en haut du document. Clicquez sur l'icône téléchargement
Voir les détails →jeudi 8 octobre
Chaque 2e jeudi du mois, 1h d'adoration suivie d'un temps fraternel dans un bar du quartier. Avis à toutes les bonnes volontés : Vous souhaitez aider les couples avec enfants à venir adorer ? Que ce soit de manière régulière ou ponctuelle, venez garder nos enfants chez nous bénévolement ! Enfants déjà couchés, canapé confortable garanti. Merci ! >> Pour toute proposition ou besoin de baby-sitting, prenez contact avec Flore Berjonneau : 0772145227 flore2langle@hotmail.com
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Article • vendredi 2 octobre
Venez en famille (gratuit les enfants) découvrir le nouvel orgue baroque dans toute la splendeur de ses sonorités et invitez autour de vous.
Voir les détails →Article • mercredi 18 mars
Chers utilisateurs, Vous avez la possibilité de créer un compte en quelques secondes, sans même indiquer votre nom. Mais du coup, il est difficile pour vos prêtres et les autres paroissiens de savoir qui vous êtes ! Si vous avez quelques secondes, pouvez-vous prendre quelques instants pour indiquer votre nom, prénom et éventuellement une photo et petite description ? 😇 Cela aidera vos prêtes et toute la paroisse à vous identifier et à vous saluer à la fin de la messe 😉 Pour faire, voici où aller : Cliquez sur vos initiales ou photo en bas à droite Puis sur le crayon à côté de la photo Une fois complété, on peut enregistrer en haut à droite MERCI !🙏
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mercredi 14 octobre
Après-midi CONFESSIONS, jeux et bricolages, pour les enfants et leurs parents
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Article • mardi 29 septembre
Intentions de la quinzaine du 26 septembre au 10 octobre 2026
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Article • mercredi 30 septembre
Une trentaine de personnes étaient réunies pour le redémarrage du Parcours Alpha sur la paroisse. 16 invités de tous âges parmi elles. Sujet du jour : quel est le sens de la vie ?
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mardi 6 octobre
L’objectif est de se rencontrer et mieux se connaître entre paroissiens, par l’organisation de dîner surprise, où ni ceux qui accueillent ni ceux qui sont reçus savent qui ils vont retrouver pour le dîner. Un dîner en toute simplicité pleine de beaux échanges ! Cliquez sur « Participer » pour vous inscrire !
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Article • mardi 29 septembre
Bulletin de la quinzaine du 26 septembre au 10 octobre 2026
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Article • dimanche 27 septembre
Quoi de mieux pour la Fraternité des lycéens que de lancer son année avec le Pape ?
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Article • jeudi 24 septembre
Le pape arrive en France, ce que nous pouvons vivre
Voir les détails →Article • mardi 22 septembre
Chers amis, avant de nous confronter aux différentes réactions des ouvriers de l'évangile, je souhaite que nous contemplions l'attitude du maître du domaine. Ce maître ne reste pas sagement assis chez lui en attendant que ses biens portent du fruit. À chaque heure de la journée il sort de chez lui afin d'embaucher de nouveaux ouvriers. Le maître ne cesse de sortir. C'est dans cette attitude que nous trouvons la première image du Royaume des Cieux. Dieu ne se lasse pas de venir jusqu'à nous pour que nous travaillions à l'avènement de Son Royaume. Nous le savons bien : dans l'histoire du Salut, le Seigneur est allé au-devant de son peuple par les patriarches, par les prophètes, et enfin par Son Fils. Et Il ne cesse de relayer cette invitation à Le suivre par Ses disciples. Chers amis, gardons cela au cœur : Dieu ne cesse de venir jusqu'à nous. Et lorsque nous lisons cet évangile, nous sommes invités à nous émerveiller de cela. Bien au contraire, souvent nous restons enfermés par un sentiment d'injustice pour les ouvriers de la première heure. Pourtant le Seigneur nous met en garde : « mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins. » Si nous souhaitons comprendre le Père, il nous faut d'abord Le contempler lorsqu'Il ne se lasse pas de venir nous chercher, quelle que soit l'heure de la journée, quels que soient les événements que nous traversons… Maintenant que nous avons bien cela en tête, tournons-nous vers les différents ouvriers et leur manière de répondre à l'appel… Nous pouvons lire cet évangile de multiples manières. Dans les différentes heures évoquées, les Pères de l'Église y ont vu les différentes étapes de l'histoire du salut, les chrétiens étant les ouvriers de la dernière heure… Une autre manière de le lire est d'identifier les ouvriers de la première heure à ceux qui grandissent dans la foi depuis le berceau, et les ouvriers de la onzième heure à ceux qui se convertissent in extremis. Ces différentes interprétations sont bonnes, mais ce ne sont pas les seules. N'enfermons pas l'évangile dans une interprétation faite un jour et qui, ensuite, nous bloque pour relire le texte. Il n'est pas garanti que, même si nous avons grandi dans la foi depuis notre enfance, nous ne soyons pas les ouvriers de la onzième heure… Je nous invite à voir, dans les réactions de ces trois groupes d'ouvriers, différentes étapes de notre vie spirituelle. La première étape peut se manifester dans les ouvriers de la première heure. La relation avec le maître du domaine commence par un échange sur le salaire de la journée. Et cela semble tout à fait légitime : tout travail mérite salaire. Une fois l'accord conclu, les ouvriers partent à la vigne… Face à l'appel de Dieu à Le suivre, nous passons également par ce dialogue : nous cherchons à comprendre ce que nous avons à y gagner. Combien de fois des jeunes me demandent-ils : à quoi ça sert d'avoir la foi ? Qu'est-ce que j'ai à gagner en « endurant le poids » d'une morale ? Et là encore c'est légitime, car la volonté ne s'engage que dans la recherche d'un bien pour soi. Dans tout début de vie spirituelle il y a une part d'égoïsme, de recherche de soi. Nous essayons alors de présenter la relation à Dieu comme quelque chose qui nous fait du bien… Mais si nous ne dépassons pas cela, nous ne pourrons pas accueillir la joie du Royaume. Les ouvriers de la première heure n'ont pas su accueillir le don du maître car ils le considéraient comme un dû. Ils n'arrivent pas à se réjouir de sa bonté désintéressée car ils n'étaient tournés que vers leur propre bien, enfermés sur eux-mêmes et leur mérite. Et c'est cela qui leur fait ressentir comme une grande souffrance le fait d'avoir « enduré le poids du jour », tout en fermant leur cœur… Une deuxième étape dans la vie spirituelle peut se manifester dans les ouvriers du milieu de la journée. Ils sont envoyés à la vigne avec une seule promesse : « Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste. » Ils n'ont pas l'illusion des premiers, qui pensaient mériter leur salaire, mériter leur sainteté. Eux attendent seulement ce qui sera juste. Ils ne se jugent pas, mais ils font confiance au maître. Une certaine humilité habite leur cœur. Mais ce qui les fait partir à la vigne, c'est encore une promesse de récompense. La dernière étape de la vie spirituelle se manifeste dans les ouvriers de la onzième heure. Pour eux, il n'y a plus de promesse, seulement un appel : « Allez à ma vigne, vous aussi. » Ils connaissent la douleur d'être au chômage, et l'invitation les comble de joie… Dans notre relation à Dieu, nous sommes invités à basculer dans une relation où nous n'attendons plus la promesse d'une juste récompense. Ce n'est plus cela qui nous donne le désir de travailler pour le Royaume. Nous tirons notre joie de vivre simplement en présence du Seigneur, de faire ce que nous avons à faire. Notre bonheur est d'être auprès du Maître. Et puis c'est tout. Car nous connaissons la douleur d'être loin de Lui, de ne pas savoir que nous sommes Son Temple… « Dieu est Dieu et cela me suffit » : voilà toute ma joie et ma vie. Chers amis, demandons la grâce de vivre cette bascule dans la vie spirituelle. De chercher Dieu pour Dieu. Nos jours ne seront alors plus un poids à supporter sous toutes sortes d'obligations et d'attentes. Nous pourrons quitter la logique du mérite et de la réussite pour entrer dans celle du don et de la miséricorde. Celle où nous découvrons, dès ici-bas, le Royaume de Dieu : la présence fidèle de Jésus Ressuscité. Amen.
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Article • vendredi 11 septembre
Vous avez envie de rejoindre une fraternité d'hommes, de servir concrètement votre paroisse et vos prêtres (chantiers, services en tout genre) et de grandir spirituellement, venez rencontrer les chevaliers de Colomb, le dimanche 20 septembre 2026, à Saint Félix, à l'issue de la messe de 11h, sur le parvis. Fondés en 1882 aux États-Unis, les Chevaliers de Colomb créés par le Bienheureux Michael Mc Givney sont présents dans 18 pays dans le monde et réunissent 2,2 millions d’hommes. Présent en France depuis 2016, le mouvement réunit plus de 1 500 hommes. Créé en 2022 à Nantes, le Conseil Saint-Pierre regroupe une quarantaine d’hommes des paroisses de Saint-Clément, de Notre-Dame de Nantes et de Sainte-Madeleine. En septembre 2026, la paroisse des Saint Evêques rejoint ce Conseil. Les chevaliers de Colomb se réunissent une fois par mois pour participer à la messe, prier ensemble, échanger sur les chantiers et partager un temps fraternel. Ancrés dans l’action, ils sont là pour épauler les prêtres des paroisses et le diocèse pour des chantiers variés (jardinage, peinture, déménagement...) et des services (procession du 8 décembre, services d'ordre...). Pour en savoir plus, visitez notre page internet : http://www.chevaliers-de-colomb.fr/ OU http://conseil-saint-pierre.fr/ . Si vous êtes intéressé, n'hésitez pas à contacter Vincent TROCHU au 0750056341 ou par mail vincent.trochu@sfr.fr
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Article • jeudi 17 septembre
Qui est Jésus ? Quel sens donner à sa vie ? Pourquoi la souffrance ? Le parcours Alpha propose un espace simple pour poser ses questions sur la foi et échanger librement, que l'on soit croyant, en recherche ou simplement curieux. Pour découvrir le parcours sans engagement, une première soirée vous est proposée. Venez nombreux !
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Article • mardi 15 septembre
N'hésitez pas à proposer autour de vous la messe matinale à 7h10 à Saint-Pasquier tous les mardis et jeudis suivie d'un temps fraternel autour d'un petit déjeuner ! Venez nombreux ! hors vacances scolaires
Voir les détails →mardi 15 septembre
Une nouvelle saison commence à la fraternité Bartimée ! Heureux de vous retrouver mardi prochain pour des moments de partages et de prières, réunis au nom du Christ. Venez louer le Seigneur, prier et méditer sa Parole dans une ambiance fraternelle et conviviale. N'hésitez pas à inviter vos proches et vos voisins ! Au programme 19h00 : messe à l'église Saint- Pasquier, pour ceux qui le souhaitent 19h45 : dîner partagé - chacun peut apporter quelque chose 20h30 : louange et intercession en musique et en chants Lecture et méditation de l'Évangile selon Saint Matthieu : « Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ? » (Mt 20, 1-16) Partage en petits groupes, puis enseignement d'un prêtre. Après la rencontre : possibilité de participer à l'adoration du Saint- Sacrement toute la nuit à Saint- Pasquier . Vous pouvez arriver après le dîner. Nos prochaines rencontres, les mardis : 15 septembre 10 novembre 15 décembre 19 janvier 16 février 16 mars 13 avril 25 mai et 22 juin à mardi ! contact : Emmanuel BERNARD 0781921696
Voir les détails →Article • dimanche 13 septembre
Chers amis, quel est le grand enseignement de la parole que nous venons d’entendre ? Qu’est-ce qui nous frappe en premier ?... Il me semble que très rapidement nous nous concentrons sur cette exigence énorme du pardon. Nous prenons cette parabole comme une grande claque nous rappelant que si nous ne pardonnons pas, nous ne pourrons pas partager la joie du Royaume des Cieux. Nous sommes alors renvoyés à nos incapacités, à toutes ces situations où nous n'arrivons pas à pardonner. Et nous avons peur… Une telle parabole peut nous réveiller et nous inviter à la conversion, mais elle risque parfois de nous démoraliser en nous faisant voir que nous n'y arrivons pas… Chers amis, il me semble que nous ne commençons pas notre méditation par le bon bout de la parabole. Ce qui est premier, dans cette histoire, c’est la grande bonté du Maître qui est “saisi de compassion” pour son serviteur et qui lui remet toute sa dette. Une dette pourtant immense ! Le Seigneur pardonne au-delà de ce que l’on peut imaginer ! Et c’est bien cela que nous sommes d’abord invités à contempler et à croire. Sans cette expérience première de la miséricorde du Seigneur, nous serons incapables de pardonner. Ce n’est pas la menace ou la peur de rester en dehors du Paradis qui nous donne la force de pardonner. Tout du moins cela ne suffit pas. C’est l’expérience de la miséricorde dans notre vie qui nous transforme. C’est l’expérience de voir toutes nos dettes supprimées qui nous donne le courage de faire de même. C’est la contemplation du Père et de son action qui doit retenir notre attention car c’est là que nous trouverons la force de vivre les commandements du Seigneur... Mais voilà que nous éprouvons de multiples difficultés à croire et accueillir cette miséricorde. La première difficulté est peut-être de se croire “innocent”. Nous avons tendance à croire que pour faire une expérience de la miséricorde qui soit suffisamment forte pour nous transformer, il faut avoir traversé toutes les plus grandes misères. Entendons par là : vole, meurtre, addictions en tous genres ; bref, une réelle descente aux enfers. Dans ce cas-là, on comprend bien que la rencontre avec l’amour infini de Dieu transforme une vie ! Mais nous ? Peut-être ne sommes-nous pas tombés si bas. Nous pouvons le souhaiter car l’expérience du mal n’est jamais un cadeau. Mais ce n’est pas pour cela que nous sommes innocents car le mal principal jaillit du coeur de l’homme. Et c’est bien d’abord dans notre coeur qu’il s’agit de discerner toutes les adhésions au mal... Il nous faut aller encore plus loin. L’expérience de la miséricorde n’est pas seulement le fruit du salut après une chute, mais bien le fruit du salut avant la chute ! Sainte Thérèse de Lisieux rendait grâce au Seigneur de ce qu'Il avait éloigné de sa vie toutes les occasions de chute. Elle s'émerveillait de ce que le Seigneur avait pris soin d'enlever les cailloux sur son chemin avant qu'ils ne la fassent trébucher. C'est cette miséricorde prévenante qui lui permettait de ne jamais se sentir supérieure au pire des pécheurs. Elle savait que si elle n'était pas tombée si bas, c'est simplement parce que le Seigneur l'avait protégée… Avons-nous conscience de cela pour nos vies ? Si nous y voyons une révélation de l'amour de Dieu, cela transformera notre regard sur les grands pécheurs… Deuxième difficulté : ne pas nous considérer digne du pardon. Nous ne voulons pas croire au pardon de Dieu car nous connaissons notre misère. Comment Dieu peut-il pardonner cela ? Notre cœur nous accuse si durement... Mais n’ayons crainte ! “Si notre cœur nous accuse, Dieu est plus grand que notre cœur”. Ne limitons pas Dieu à notre condition humaine. Oui nous ne sommes pas dignes de la miséricorde. Mais cela tombe bien car elle n’a jamais été une question de dignité mais d’amour gratuit. Nous n’arrivons pas à nous défaire de notre volonté de maitriser notre sainteté... Troisième difficulté : mépriser le pardon en pensant que c'est pour les faibles, pour ceux qui se laissent écraser… C'est peut-être l'état d'esprit du serviteur de la parabole. Sa réaction envers son compagnon manifeste tout le mépris qu'il a pour la bonté du maître dont il a pourtant bénéficié… Lorsque nous comprenons la miséricorde comme quelque chose de dégradant, nous en venons à mépriser Dieu. Là se trouve un grand orgueil. Et malheureusement, parfois, pour défendre la grandeur de Dieu, on tend à atténuer la miséricorde. Au fond de nous, nous avons peur que Dieu se fasse mépriser… Mais Dieu n'a jamais eu peur de cela. Chers amis, si nous voulons pleinement vivre de l’exigence du pardon, contemplons notre Maître ! Croyons en Sa miséricorde pour nous ! Alors, humblement, dans la suite logique de notre expérience, nous pourrons remettre les dettes de ceux qui nous font du mal. Ce ne sera plus un acte héroïque, mais un juste retour de cet amour qui nous délivre et nous fait vivre. Amen.
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