Actualités

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Article • dimanche 24 mai

Homélie - Pentecôte

Chers amis, pourquoi être chrétien aujourd'hui ? Pourquoi être baptisé ou bien recevoir la confirmation ? Finalement, est-ce que cela change quelque chose ? Nous pouvons reconnaître que nous nous retrouvons facilement face à ce type de questions, exprimées de manière plus ou moins explicite. Peut-être qu'elles habitent parfois notre cœur. Peut-être y avons-nous été confrontés par les réflexions d'une autre personne. Ou bien, plus difficile encore, peut-être que nous nous sommes retrouvés sans voix face à l'objection d'un adolescent ne désirant pas franchement poursuivre son initiation chrétienne, ou de sa foi baptismale… Ne dédaignons pas de nous confronter à ces questions qui peuvent nous sembler provocatrices. Elles ont pleinement leur raison d'être ! C'est vrai ! Car si le baptême, si le fait d'être chrétien ne change rien par rapport aux autres, alors à quoi bon ?! Nous serions les plus malheureux des hommes ! Est-ce que la différence qui nous démarque est de l'ordre du salut ? Nous le savons, c'est le Christ qui est l'unique Sauveur. Mahomet ou Bouddha ne sauvent pas. Aucune religion païenne ou autre spiritualité diverse et variée n'est capable de nous offrir le salut. Ce salut qui est la possibilité d'aller au Ciel, de vivre dans l'amitié avec Dieu. Il n'y a que Jésus, l'unique Médiateur, qui nous offre cela. Mais alors, tous ceux qui ne connaissent pas le Christ sont-ils condamnés aux flammes de l'Enfer ? Évidemment que non ! Et le concile Vatican II a cette phrase lumineuse : “puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’être associé au mystère pascal.” Et cette manière d'associer toutes les personnes au Salut apporté par le Christ nous dépasse : elle est un secret de l'amour de Dieu… Mais alors, à quoi bon être chrétien ? Si tout le monde est sauvé grâce au Christ, même ceux qui ne le suivent pas, pourquoi se donner du mal à vivre des sacrements qui peuvent bien des fois nous ennuyer ?… C'est une question ô combien importante, car sans une reconnaissance de la spécificité chrétienne, nous sommes condamnés à devenir des tièdes, et donc à perdre ce sel que nous devons apporter au monde. Le premier point de notre spécificité de baptisés se situe dans l'ordre de l'amour. Il y a un amour chrétien spécifique. Vous me direz que les chrétiens ne sont pas forcément des champions de la charité, et vous avez raison. C'est d'ailleurs une immense tristesse. Vous me direz également que des non-baptisés vivent une charité incroyable, et vous avez raison. C'est d'ailleurs par cet amour qu'ils sont le mieux associés au Mystère pascal et qu'ainsi ils entrent dans le Royaume de Dieu. Car « au soir de notre vie, nous serons jugés sur l'amour »… Mais il existe bien un amour chrétien. Une manière de vivre la charité qui est le propre des baptisés. Et cette manière, c'est celle du Christ seul. Par le baptême, nous pouvons aimer, non pas simplement avec notre petit amour humain, mais avec l'amour même du Christ. C'est cet amour qui va « jusqu'au bout », comme nous le lisons au début de Sa passion. Le « jusqu'au bout » de la charité n'est possible que par notre configuration au Christ. Configuration que nous recevons justement par le baptême ! Et c'est bien notre malheur de ne pas laisser resplendir la face de Dieu sur nous. Car nous recevons tout, par les sacrements particulièrement, pour vivre cet amour capable d'aimer « jusqu'au bout »… Et pour en avoir des exemples concrets, je vous laisse y réfléchir. Je pense que vous pouvez trouver des situations qui nécessitent cette grâce. Les occasions de donner son pardon peuvent en faire partie. Mais il y a également un deuxième point qui révèle ce que nous devenons par le baptême. Nous ne sommes pas simplement sauvés. Nous sommes appelés à devenir sauveurs. Le baptême fait de nous des coopérateurs de la grâce de Dieu. Nous ne sommes pas que des bénéficiaires, mais bien des collaborateurs ! Nos actes et nos paroles peuvent participer au salut des autres, de tous les pécheurs. Oui, par la vie sacramentelle, nous sommes appelés à devenir dieux par participation ! Et ne me croyez pas fou ou hérétique ! Cette affirmation est dans la plus stricte tradition de l'Église, depuis les premiers siècles. Nous ne sommes pas « juste » sauvés : le baptême fait de nous des sauveurs. Lorsque l'Esprit-Saint se saisit d'une personne, il la divinise, pas moins que cela… Que c'est grand ! Et cela doit transformer totalement notre vie ! Car toute action peut devenir source de salut à partir du moment où l'Esprit y est invité. Oh, peut-être que cela nous semble trop grand. Ou bien peut-être que cela ne nous intéresse pas. Après tout, être sauvé de nos péchés et de tout mal, cela nous suffit bien… Mais quelle erreur de notre part si nous passons à côté d'un si grand cadeau ! Ne nous contentons pas du strict minimum. Le règne de l'amour, c'est le strict maximum !… Et il n'y a rien d'autre qui puisse révéler ce que nous sommes vraiment, qui puisse répondre à nos désirs les plus grands. La vie en Dieu supprime toutes les limites de ce monde. Le « vous serez comme des dieux » du Tentateur de la Genèse est dépassé par cette participation à la vie trinitaire. Chers amis, c'est cela que nous devons partager avec ceux qui se demandent pourquoi être chrétien (en nous adaptant à la compréhension de chacun, évidemment…). C'est cela que nous devons faire découvrir à nos ados qui ne savent plus où trouver le bonheur. Oui, « la vocation dernière de l'homme est réellement unique, à savoir divine », et c'est par la grâce baptismale, par la confirmation et l'Eucharistie, que nous recevons cette divinisation. Amen.

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Article • lundi 18 mai

Homélie - A Pâques 7

Chers amis, qu'il est difficile de prier simplement avec des amis. Et même, qu'il est difficile de prier en couple ! Nous l'entendons si souvent : la prière de couple semble sympathique pendant les fiançailles, mais après c'est une autre histoire… La seule manière de s'en sortir semble d'avoir une prière bien structurée, telle que la liturgie des heures ou bien un chapelet. Mais même là, on se sent presque gêné et cela ne semble plus très naturel. Mais pourquoi donc cette si grande difficulté ?… La prière dévoile ce qu'il y a de plus intime, de plus profond dans notre cœur. La prière est une relation avec le Créateur de notre âme, avec « Celui qui est plus intime à moi-même que moi-même ». Et c'est bien cette étroite union qu'il est si difficile de dévoiler aux yeux de ceux que nous côtoyons. Car il n'y a pas de lieu où nous sommes plus vulnérables. Notre intimité la plus grande est aussi notre plus grande vulnérabilité… Et c'est bien pour cela qu'il est si difficile de partager ce secret de vie, même avec ceux que nous aimons le plus. Qu’il est bon pour nous alors d'entendre cet Évangile ce matin. Jésus nous dévoile Sa prière. Quel beau cadeau ! Quelle grande grâce pour nous, pauvres pécheurs ! Il aurait pu prier en silence, dans le secret de son cœur, comme tout le monde. Mais non, il choisit que nous soyons les témoins de Son intimité avec le Père. Il veut nous révéler l'intime de Son être. Il sait que cela ne peut que susciter en nous un sentiment d'émerveillement et de reconnaissance. Car cela nous permet d'admirer ce qui se vit au cœur de la Divine Trinité. Alors c'est vrai que ce texte est peut-être un peu difficile à saisir. Cette prière est tellement précise et dense qu'elle peut nous dérouter si nous restons à la surface. Nous ne partageons pas l'intimité entre le Père et le Fils. Pourtant, la révélation de cette prière est aussi une invitation à entrer dans ce cœur à cœur divin, dans cette communion de vie. Une communion fondée sur un grand principe : le don et la réception. « Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ». Le Père se donne au Fils. Le Fils se reçoit totalement du Père puis se redonne avec confiance au Père. Et ce don mutuel est l'Esprit-Saint Lui-même… La prière de Jésus n'est pas un vague sentiment de piété. Elle est une communion d'amour. Une communion qui se vit avec simplicité, car elle ne craint pas le regard de l'autre. C'est la confiance qui conduit à une simplicité de relation. Mais pour nous, cela semble bien obscur. L'expérience qui unit le Père et le Fils est ineffable. Nous ne trouvons pas les mots pour l'exprimer avec justesse. C'est une profondeur insondable pour nos cœurs humains. Seule la prière peut nous permettre de goûter les prémices de ce que nous contemplerons éternellement au Ciel. Et nous ne le contemplerons pas seulement de loin : nous le vivrons réellement. Chers amis, la première grâce que nous pouvons recevoir en entendant la prière du Christ, c'est de goûter à l'amour qui unit le Père et le Fils. Et cet amour ne nous exclut pas. Au contraire, nous sommes invités à vivre de ce même amour. Telle est la gloire du Père et du Fils : que nous partagions leur intimité, que nous soyons disponibles à une relation profonde avec eux… Mais en écoutant cet Évangile, nous devons également nous réjouir de la place que nous avons dans la prière de Jésus. Il ne nous oublie pas. Jésus-Christ est notre premier intercesseur. Ne l'oublions pas lorsque nous prions, ou lorsque nous pensons devoir supporter toutes les difficultés du monde. Jésus prie pour nous ! Il prie pour que, dans le monde, nous puissions toujours demeurer unis à la Source de notre vie, le Père Lui-même. Qu'avons-nous à craindre alors ?… Chers amis, Jésus nous fait une grande grâce ce matin. Le dévoilement de son intimité est la plus grande marque de confiance et d'amour. Il nous révèle que nous y avons toute notre place. Et c'est avec grand respect que nous pouvons nous en approcher… C'est aussi avec ce grand respect, que nous vivons lors d'une révélation de Dieu, que nous devons nous approcher de la prière de couple ou entre amis. Il y a quelque chose de puissant et de vivifiant qui se joue à chacune de ces prières. Si fragile, mais si grand… Que l'amour du Seigneur nous saisisse et nous donne la grâce d'accepter cette vulnérabilité qui est la porte d'entrée de toute intimité. Amen.

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Article • jeudi 14 mai

Homélie - Ascension

Chers amis, je ne sais pas si vous avez déjà pris conscience que Jésus fait deux fois ses adieux. Il part deux fois. La première fois, nous l'avons rappelé lors de la Semaine Sainte. Et depuis Pâques, nous entendons des extraits de son discours d'adieu avant d'être arrêté. Un long discours, particulièrement visible dans l'évangile selon saint Jean. Un long discours chargé d'émotions, d'une grande tristesse. Les apôtres ressentent cette angoisse mais ne savent pas comment réagir. Jésus donne son testament, notamment avec le lavement des pieds et l'institution de l'Eucharistie où il invite les disciples à faire cela en mémoire de Lui. Il semble ne plus rien avoir à dire. Pourtant ce grand discours d'adieu est prononcé avant une séparation de seulement trois jours… Lors du deuxième départ du Christ, que nous fêtons aujourd'hui, tout se passe très différemment. Cette fois, il n'y a pas de long discours. Quelques rapides indications pour la suite de la mission, mais tout est déjà dit. Il n'y a pas vraiment de mots d'adieux, et Jésus s'élève au milieu de la conversation après avoir assuré à ses disciples : « Et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde ». Et pourtant, cette fois, Jésus est loin de nos yeux non seulement pour trois jours mais pour un temps dont nous attendons toujours la fin… Cette comparaison entre ces deux départs du Christ et la manière dont il les vit est une indication importante pour nous. Le grand drame a lieu lors du Vendredi Saint. La grande séparation d'avec Dieu a lieu sur la Croix. Ce n'est pas tant aujourd'hui que nous souffrons de cette séparation, de cette solitude face à la vie… Mais l'effroi de Jésus face à la mort nous rappelle également le drame qu'est l'expérience de la mort. Même après l'expérience de la résurrection du Christ, la mort reste pour nous un drame. Et nous aurions tort de vouloir trop vite l'atténuer par de pieuses paroles. Ou bien, pire, nous aurions tort d'ignorer la mort, de tout mettre en place pour ne pas y penser et pour nous croire plus forts qu'elle. C'est le drame de notre société et de sa démesure… Jésus Lui-même est troublé devant sa mort, devant cette puissance destructrice. Alors oui, nous pouvons, et nous devons, pleurer nos morts. Chers amis, nous n'existons que comme hommes mortels. Nous le vivons comme une humiliation, nous qui voudrions être les maîtres du monde. Nous sommes capables de tout faire dans ce monde, mais nous sommes incapables de nous achever nous-mêmes. Notre accomplissement passe par notre mort… Je me permets d'ailleurs un petit aparté. Il est toujours triste de voir la pauvreté des évocations de la vie des défunts lors des funérailles. Quel accomplissement de notre vie lorsque les autres la résument par les voyages accomplis ou bien par un talent pour faire des confitures ?… Oui, notre montée au Ciel doit passer par cette expérience si terrible de la mort. Et cela a d'importantes conséquences pour notre quotidien. Car pour accueillir la vie en plénitude, dès aujourd'hui, nous devons emprunter la voie des petites morts. Ces petites morts sont notre chemin de détachement décisif : « on ne s'attache ni aux réalités d'ici-bas, ni à celles de l'au-delà, comme si l'on pouvait s'y cramponner comme à celles d'ici-bas… Nous apprenons, privés de toute sécurité, à évoluer dans le domaine de l'amour. Et si nous n'y arrivons pas par nous-mêmes, la mort nous l'apprendra […] car notre sœur la mort est chargée de nous conformer » au Christ qui s'est détaché de tout pour nous. Et c'est ainsi que la mort reçoit une nouvelle réalité : elle devient le oui à l'amour de Dieu, par le détachement de toutes nos sécurités. Chers amis, peut-être êtes-vous surpris par cette homélie en ce jour de l'Ascension. Mais n'oublions pas que Jésus est monté vers le Père pour nous préparer une place. Et cette place, nous la rejoindrons en traversant la mort. Non seulement cette mort, point d'orgue de notre vie sur terre, mais bien cette mort que nous avons à vivre dans le quotidien afin de laisser toute la place à l'amour… Par Son ascension, notre Seigneur se tient suffisamment loin pour nous garder dans une certaine nostalgie qui nous permet la vigilance de chaque instant. Et en même temps, Il est juste assez près de nous pour que nous ne sombrions pas dans un désespoir mortifère. Que le mystère de l'Ascension tourne nos regards vers le Ciel. Que ce regard conduise toute notre vie vers son plein accomplissement : celui du triomphe de l'amour. Un amour qui ne peut avoir aucun lien avec un quelconque repli sur soi. Amen.

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Il y a un an, l’Église accueillait un nouveau pape :  Léon XIV 🤗

Article • vendredi 8 mai

Il y a un an, l’Église accueillait un nouveau pape : Léon XIV 🤗

Merci, cher Pape, 🧡 de porter depuis un an déjà notre Église Catholique. de nous aider à suivre le Christ chaque jour. de nous guider dans toutes les questions actuelles du monde. de vos prières. 🌟 Voici 4 belles phrases prononcées par le pape, souvent lors d'homélie, qui nous rappellent l'amour infini du Christ pour nous, ainsi que la nécessité de chercher la paix dans un monde troublé.

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Événement

mardi 12 mai

réunion Bartimée

Prochaine rencontre demain soir 19h45 dîner partagé, non obligatoire 20h30 temps de louanges & d’intercessions en musique et … en chants ! …. les musiciens sont les bienvenus.🎸🎹 étude, partage, méditation, enseignement de l’Évangile de dimanche prochain : L'évangile « Père, glorifie ton Fils » (Jean 17, 1b-11a) Fin à 22h15 Ce parcours est sans engagement. Soyez tous les bienvenus! Contact : Emmanuel BERNARD 0781921696

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Article • dimanche 10 mai

Homélie - A Pâques 6

Chers amis, j’entends souvent les pénitents se confesser de ne pas avoir su répondre face à telle ou telle accusation contre la foi, ou bien de n’avoir pas su saisir les occasions pour annoncer l’Évangile. Que cela soit au travail, ou bien en famille ou avec des amis. Mais j’avoue ne pas vraiment savoir comment accueillir ce genre de confession. En écoutant la deuxième lecture nous pourrions en effet y reconnaître une certaine infidélité à la parole de Dieu : “Soyez prêts à tout moment à présenter une défense devant quiconque vous demande de rendre raison de l’espérance qui est en vous”. Mais qu’en est-il réellement ? Est-ce une désobéissance à l’Esprit-Saint ? Ou bien est-ce une simple illusion face à nos propres capacités à témoigner du Christ ? Ou bien, pire encore, est-ce le fruit d’une certaine vanité déçue de ne pas avoir eu le dernier mot ? Avouons que ce n’est peut-être pas toujours très clair... Chers amis, il est bon que nous prenions sans cesse conscience de la fidélité du Seigneur. Alors que nous nous préparons à célébrer la fête de l’Ascension, nous ne devons pas penser que Dieu nous abandonne. Jésus prépare ses disciples en leur rappelant le lien étroit qui l’unit à Son Père et en annonçant l’envoi de l’Esprit-Saint. À deux semaines de la Pentecôte, nous sommes déjà tournés vers l’accueil du Défenseur. Et c’est Lui seul qui nous permet de “rendre raison de l’espérance qui est en nous”. Remarquons bien que cette affirmation vient déjà déplacer le problème initial. Ce n’est peut-être pas tant pour notre manque de répartie que nous devons demander pardon, mais pour notre manque d’écoute à l’Esprit-Saint. C’est l’Esprit de Vérité que nous sommes appelés à accueillir. Lui seul peut nous manifester ce que nous devons faire ou dire dans telle situation. Et l’Esprit-Saint nous suggérera l’attitude adaptée à ce que nous sommes, à notre caractère. Parfois nous rêvons notre vie. Nous rêvons une manière d’être saint qui ne répond pas à l’unicité de notre être. Sans l’écoute de l’Esprit de Dieu, nous sommes certains de passer à côté de ce que nous sommes en vérité. Et cela comprend notre manière d’être en relation avec le monde, notre manière d’annoncer l’évangile dans notre quotidien. Dieu s’adapte à chacun de nous car c’est Lui qui nous a créés et Lui seul sait jouer avec les différentes harmoniques qui nous composent. C’est comme si nous étions tous des instruments de musique, uniques. Il ne nous viendrait pas à l’idée de jouer du piano comme un violoniste. Le Seigneur seul sait faire résonner toutes les notes de notre âme. Si seulement nous acceptions de nous laisser faire... Mes amis, la fidélité de Dieu se heurte à notre fermeture de cœur et à notre insensibilité spirituelle. Eh oui nous avons des sens spirituels, de la même manière que nous avons des sens externes (toucher, goût, odorat...). Mais nous oublions trop souvent ces sens internes. Ceux-ci sont développés par l’action de l’Esprit-Saint. Pour y être attentifs, nous avons besoin de développer notre vie intérieur. Car il nous faut apprendre à être à l’écoute des différentes inspirations de l’Esprit, à ce que saint Ignace de Loyola appelle les “motions intérieures”. Ce sont ces motions qui nous disposent à la “bonne conduite” à laquelle saint Pierre nous invite. Tout cela demande un certain silence intérieure et une vigilance de tous les instants. Et une fois que nous avons repéré ces suggestions, cela nous demande encore une promptitude à obéir. C’est par ces inspirations que le Seigneur nous témoigne de Sa fidélité. Et c’est en y étant disponibles que nous témoignons au Père de l’amour que nous Lui portons. Je souhaite que cette méditation sur l’action de l’Esprit suscite en nous deux réactions. D’abord un émerveillement face à l’amour fidèle du Seigneur. Dieu ne nous abandonne pas. Mais nous sommes bien souvent trop encombrés pour saisir Sa présence vivifiante. Enfin, cela doit renouveler nos confessions. Car ce n’est pas tant notre capacité à avoir une bonne répartie qui doit être jugée, mais bien notre manière d’écouter Dieu au fond de notre cœur. Et cela passe par des pratiques très concrètes : notre vie de prière, la place du silence dans notre vie (par exemple dans les bouchons au lieu d’écouter la radio), ou encore notre promptitude à obéir à ce que nous sentons juste de faire. Nous pourrions alors être surpris de ce que le Seigneur attend réellement de nous, d’une manière unique. Puissions-nous avoir la claire vision de ce que nous devons faire, et la force de l’accomplir. Amen.

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Pèlerinage paroissial du 25 mai, à Béhuard

Article • mardi 5 mai

Pèlerinage paroissial du 25 mai, à Béhuard

Notre pèlerinage paroissial approche. Soixante personnes sont inscrites pour le moment. Venez plus nombreux encore… Ne tardez pas à le faire afin que nous puissions bien nous organiser. Voici le lien : https://forms.gle/Sgs96SEWzNaUBvQS9 Quelques précisions importantes :  des covoiturages vont être organisés afin de limiter les coûts de déplacement ; des navettes seront organisées sur place pour aller rechercher les voitures sur les lieux de départ (Chalonnes et Rochefort); Il n'est pas nécessaire de marcher ; il est possible d'arriver directement à Béhuard à partir de 10h30 ou après en fonction de ses disponibilités.

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L'ORGUE DE SAINT PASQUIER A L'HONNEUR

Article • jeudi 7 mai

L'ORGUE DE SAINT PASQUIER A L'HONNEUR

Les élèves des classes d'orgue des conservatoires de Nantes et de la Roche-sur-Yon donnent un concert à l'église le dimanche 10 mai à 16h. Entrée libre (participation au bénéfice de l' Association des Amis de l'orgue de St-Pasquier)

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Article • vendredi 1 mai

Chronique nº7

Saviez-vous que la paroisse Saint-Pasquier avait créé son propre cinéma dans les années 1950 ? « Le Bretagne » a été actif de 1953 à 1975 et était un lieu de vie paroissiale : projections, rencontres, animations. La salle est ensuite devenue municipale puis un lieu culturel de quartier.

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Article • dimanche 26 avril

Homélie - A Pâques 4

Chers amis, c’est aujourd’hui le dimanche dit “du Bon Pasteur”. Journée où nous sommes particulièrement invités à prier pour les vocations sacerdotales, mais aussi religieuses. Dans notre diocèse, nous pourrons le faire de manière forte ce vendredi 1er mai à Pontchateau lors d’un pélerinage dédié à cette intention qui doit nous préoccuper. Demandons au Seigneur des vocations sacerdotales et religieuses. Demandons au Seigneur d’y être disponibles pour qu’elles surgissent dans nos familles. C’est urgent ! Car, comme le dit notre curé, nous sommes comme sur le Titanic et nous voyons l’iceberg approcher très vite. Autrement dit : ce manque de vocation est critique et est un préjudice pour chacun d’entre nous. Si nous n’en avons pas conscience c’est que nous ne saisissons pas le don qu’est une vocation spécifique pour l’Église. Nous ne comprenons pas le cadeau que Dieu fait à son peuple lorsqu’Il appelle quelqu’un à lui consacrer sa vie... Nous manquons cruellement de foi. Nous en restons bien souvent à une institution, une organisation purement humaine avec ses luttes de pouvoir. Mais avons-nous un regard de foi sur la vocation sacerdotale, sur les vocations religieuses ? Chers amis, croyons-nous réellement que Dieu peut combler totalement une vie ?... Ne répondez pas trop vite. Combien de fois nous pouvons entendre des familles pratiquantes se désoler du manque de vocation mais tout faire pour que cela n’advienne pas chez elles ? Surtout si c’est une fille religieuse. Quelle angoisse d’avoir une fille bonne soeur ! Elle va être malheureuse c’est sûr. Ou bien c’est une illuminée... Mais quel manque de foi... C’est sûr qu’on préfère qu’elle s’inscrive dans un bon petit rallye, quitte à traverser des expériences hasardeuses qui laissent des traces. Au moins, ça on connaît... Dieu c’est sympathique le dimanche et lors du bénédicité, mais sinon, qu’Il se mêle de ses affaires. Qu’Il s’occupe d’arrêter la souffrance dans le monde avant d’essayer de prendre nos enfants dans ses pattes... Avons-nous donc peur de Dieu et de ce qu’Il pourra nous demander ? Le Seigneur se présente sous les traits d’un Bon Berger. Quelle image pleine de tendresse ! Nous le voyons prendre ses brebis sur ses épaules, les soigner, en prendre soin… et nous, nous avons peur de Celui qui nous tend les bras. Nous pensons qu’Il va nous mener à l’abattoir... Mais pourtant Il ne cesse de nous le redire : “Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance.” Alors, croyons-nous réellement que Dieu peut combler une vie ?.. Et si oui, que craignons-nous pour nos enfants s’ils prennent le chemin d’une vocation spécifique ? Chers amis, ce qui est fascinant c’est que le Seigneur ne se présente pas seulement sous les traits du Bon Pasteur. Pour manifester Son amour, Il a choisi de se présenter sous les traits d’un agneau. “Voici l’Agneau de Dieu”... Et là, changement de rôle. Nous ne sommes pas simplement invités à être de bonnes brebis suivant leur berger, mais nous sommes appelés à devenir nous-mêmes bergers. Les bergers de l’Agneau de Dieu. Le Seigneur se fait faible et petit afin que nous l’aimions et que nous prenions soin de Lui en l’accueillant contre notre cœur. C’est le point commun à toutes les vocations : prendre soin du Seigneur ! Cela peut nous paraître étrange, c’est vrai. Pourtant c’est essentiel. C’est ça la vocation à la sainteté. Les saints sont ceux qui ont pris soin du Seigneur dans leur vie. Et cela s’est manifesté de différentes manières, dans différents états de vie... Cela peut nous suprendre mais c’est le propre de l’amour que de se rendre vulnérable. Le Seigneur se laisse aimer. Il a choisi que Son action soit dépendante de notre accueil, de notre disponibilité. Il a choisi que notre mission était de devenir bon berger pour Lui... Ces images que le Seigneur utilise pour se manifester à nous ne peuvent qu’affermir notre confiance en Lui. Nous ne pouvons plus avoir peur d’un Dieu qui se fait si proche. Nous ne pouvons plus penser que Dieu se fait l’ennemi de notre bonheur. Oui, choisir le Seigneur d’une manière exclusive est une grande grâce et peut combler un cœur, d’une manière que l’on ose même pas imaginer !... Mais cela ne se découvre que si nous apprenons à prendre soin de Dieu dès maintenant, quel que soit notre état de vie... L’inconnu de la vocation consacrée pour des parents sera moins difficile à appréhender s’ils ont pris l’habitude de prendre soin du Seigneur dans leur quotidien. C’est d’ailleurs sur ce soin que nous aurons à rendre des comptes à la fin de notre vie sur terre. “As-tu pris soin de moi dans les pauvres et les petits ? As-tu pris soin de moi alors que j’essayais de vivre dans ton cœur ?” La crise des vocations est une crise de foi. Une crise de confiance en un Dieu qui a tout donné, mais à qui nous demandons encore des preuves de son amour avant de Le laisser combler nos vies. Amen.

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