Actualités

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Article • lundi 22 juin

Homélie - Fête patronale

Chers amis, cette semaine, je cherchais une image qui permettrait de réactualiser la parabole que nous venons d'entendre dans l'évangile. Je dois vous avouer que c'est assez compliqué. Quel visage donner aujourd'hui au serviteur qui guette le retour de son maître ? Aujourd'hui, les seules vigies sont les nouvelles technologies et les satellites qui scrutent le monde en permanence. Ou alors, le rôle de veilleur est cantonné à un contexte de guerre. Le veilleur est là pour repérer tout danger… Mais cela n'illustre pas ce que le Seigneur nous dit ce matin. Il ne s'agit pas d'attendre la venue du Maître comme un danger qui pourrait surgir à tout instant. Si nous voyons Sa venue ainsi, nous devrions nous inquiéter de ce qui se cache dans notre conscience… L'image de l'homme qui veille semble être éloignée de notre réalité. À l'époque de Jésus, tout le monde comprenait bien ce qui se jouait dans cette attente du serviteur. On comprenait aussi le châtiment qui l'attendrait s'il n'était pas à son poste. Pourtant, le Christ n'insiste pas sur ce qui se passera si le serviteur n'accomplit pas son devoir. Il veut davantage souligner le bonheur qui attend le serviteur fidèle. Il promet d'ailleurs quelque chose de totalement fou, qui ne pouvait qu'étonner les auditeurs de l'époque. Contrairement à la parabole « du serviteur inutile » en Luc 17, Jésus promet que le Maître va se mettre à servir ses serviteurs s'il les trouve fidèles à leur mission. Quelle surprise ! Les gens de l'époque ont bien dû se demander quel maître pouvait faire une chose pareille. Et c'est bien là que doit se trouver notre émerveillement ! Le Seigneur n'est pas un maître comme les autres. Il ne vient pas annoncer une punition aux infidèles, mais bien un bonheur immense à ceux qui auront été fidèles, une intimité à partager. Cela doit transformer notre regard sur Dieu. Nous avons beau le savoir, il nous faut toujours davantage le réaliser… Si la parabole du Christ nous aide à saisir que Dieu n'est pas un Maître comme les autres, il nous faut encore comprendre ce que signifie cette attitude du serviteur qui veille l'arrivée de son Maître. Si les images actuelles semblent limitées pour évoquer ce qui veille, une autre disposition intérieure peut nous aider à entrer dans la dynamique du veilleur. Nous l'entendons au début de cet évangile : « Soyez comme des gens qui attendent… » La dynamique du fidèle du Christ se trouve dans l'attente. Nous attendons une rencontre, nous attendons « les verts pâturages », nous attendons « d'habiter la maison du Seigneur ». Et cette attente n'est pas passive : elle est le fruit d'un désir intense : « Mon âme s'épuise à désirer les parvis du Seigneur ; mon cœur et ma chair sont un cri vers le Dieu vivant ! » Désirer demande de l'énergie, l'engagement de toute notre volonté ! Le veilleur est un homme de désir. Un désir qui trouve son carburant dans l'amour. L'Esprit-Saint est nommé par certains : « le Maître du désir ». C'est intéressant. C'est l'Esprit-Saint qui nous renouvelle sans cesse dans notre recherche du Dieu vivant. Il nous donne la force de continuer à chercher à tout instant. Et c'est là que se trouve la principale difficulté : nourrir notre désir et ne pas s'endormir… Quelle tristesse aujourd'hui où nous pouvons avoir tout, tout de suite. La fin de l'attente est aussi la fin du désir. Nous le savons bien : lorsque nous avons attendu quelque chose longtemps, quelle fête lorsque cela arrive ! Et au contraire, il est facile de se lasser de ce que nous obtenons tout de suite… Dans un monde où il n'y a plus d'attente, le désir disparaît. Et lorsqu'il n'y a plus de désir, il n'y a plus de joie. Nous devenons des blasés de la vie, des repus ouverts sur l'abîme de la déprime… Le désir prépare à la rencontre et dispose nos coeurs à un accueil véritable. Chers amis, c'est là aussi que se trouve notre vocation de baptisés. Il ne s'agit pas seulement de nourrir notre soif de Dieu. Il s'agit d'être le signe, pour le monde, d'un désir qui nous dépasse et qui ne peut être comblé sur terre. Nous sommes appelés à collaborer avec le « Maître du désir » afin de réveiller le monde et de le tourner vers Celui qui, seul, peut combler notre cœur. Non pas en l'affadissant, mais en y révélant toute la joie qui s'y trouve cachée. Nous en serons le signe si nous ne mettons pas toute notre espérance en ce seul monde. Nous en serons le signe si nous ne cherchons pas simplement à nous protéger d'un danger, comme les veilleurs à la guerre, mais si nous cherchons à accueillir un immense bonheur, comme un amant attendant l'arrivée de sa bien-aimée. Soyons le signe d'un désir qui nous pousse à donner le meilleur de ce que nous sommes, à tout instant, pour accueillir Celui qui vient nous inviter à Sa table… Soyons d'inlassables chercheurs, serviteurs du Dieu fidèle. Amen.

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NEUVAINE

Article • jeudi 18 juin

NEUVAINE

Chers amis, chers frères et soeurs, Ce lundi 22 juin, la proposition de loi sur la fin de vie revient pour une troisième lecture à l’Assemblée nationale. Cette loi envisage de légaliser l’euthanasie et le suicide assisté en France. Depuis les premiers débats, nous, évêques de France, avons tenu à rappeler avec force qu’on ne prend pas soin de la vie en y mettant un terme, mais en l’accompagnant avec attention, jusqu’au bout. La semaine dernière, le pape Léon a interpellé les parlementaires espagnols en ces termes : « La défense de la vie humaine n’est ni une question partielle ni un intérêt confessionnel : c’est un objectif de civilisation. Toute vie humaine doit être reconnue et protégée depuis sa conception jusqu’à son déclin naturel, dans toutes les circonstances de son existence. […] La grandeur morale d’une nation se manifeste avant tout dans sa capacité à accompagner, protéger et aimer les vies qui traversent la plus grande fragilité. » Du 22 au 30 juin, jour du vote à l’Assemblée nationale, nous invitons les catholiques qui le souhaitent à s’associer à une neuvaine de prière pour la vie. L’intention lue à ce sujet lors de la prière universelle d’aujourd’hui la démarre. Huit autres intentions particulières ont été préparées pour les jours à venir. Nous pouvons les intégrer dans notre prière quotidienne, avec un Notre Père, un Je vous salue Marie et un Gloire au Père. Qu’à l’aube de nouveaux débats, l’Esprit Saint éclaire les consciences et nous renouvelle dans l’espérance, pour que soit reconnue, protégée et respectée la dignité de toute vie humaine. Tous les jours, sera mise en ligne la prière du jour de la neuvaine Jour 1 • Dimanche 21 juin Seigneur, nous te prions pour nos élus, qui vont reprendre cette semaine leurs débats à propos de la fin de vie. Nous te demandons d’éclairer les consciences, pour qu’ils orientent notre pays sur le chemin de la vie et que soit toujours reconnue, protégée et respectée la dignité de toute personne.

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FÊTE PATRONALE

Article • vendredi 19 juin

FÊTE PATRONALE

Pour la fête patronale de la paroisse, les textes de la liturgie sont propre à la fête. Afin de vous permettre de lire les textes, ou de pouvoir suivre pendant la messe, vous les trouverez ci-joint.

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INTENTIONS DE MESSES N°12

Article • jeudi 18 juin

INTENTIONS DE MESSES N°12

Intentions de messes pour la quinzaine du 21 juin au 6 juillet En rouge, le signalement des messes qui seront célébrées mais qui n'ont pas reçu d'intention Nos prêtres célèbrent la messe tous les jours où qu'ils soient et ils ont besoin d’intentions de messes. Il reste possible d’en demander lorsqu’il n’y a rien d’inscrit aux horaires célébrés sur la paroisse mais également pour nos prêtres qui seront hors paroisse. L’offrande des messes contribue en grande partie au traitement des prêtres. Comme il y a trois prêtres sur la paroisse nous pouvons recevoir trois intentions par jour. Contacter le presbytère au 02 40 74 19 50 ou voir avec le célébrant sur place.

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Pélerinage St-Rogatien (lycéens)
Événement

lundi 24 août

Pélerinage St-Rogatien (lycéens)

Le pèlerinage Saint Rogatien 2026, pèlerinage de rentrée des lycéens garçons du diocèse de Nantes, aura lieu du lundi 24 août au jeudi 27 août 2026. Quatre jours de marche, de prière et de fraternité à travers le vignoble nantais, de la cathédrale de Nantes jusqu’à la collégiale de Clisson. Au programme : Environ 15 km de marche par jour. Messe quotidienne, adoration du Saint-Sacrement et prière. Vénération des reliques de saint Rogatien et saint Charbel. Enseignements, échanges, veillées et esprit de camp avec les séminaristes et des prêtres du diocèse de Nantes. Cette année, le pèlerinage sera placé sous le patronage de saint Louis-Marie Grignion de Montfort : « Dieu seul ! » Une belle manière de se préparer à la rentrée et de grandir dans la foi. Le Pèlerinage Saint Rogatien est organisé par le diocèse de Nantes via le service des pèlerinages, celui de la pastorale des jeunes, ainsi que par l’association Thabor 44. https://www.diocese44.fr/event/pelerinage-saint-rogatien-2026/

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Article • dimanche 14 juin

Homélie - A Ordinaire 11

Chers amis, il y a une dizaine d'années, j'étais animateur pour le groupe des servants d'autel lors du pèlerinage diocésain à Lourdes. Dans la semaine, nous avions eu une grande messe avec les 900 jeunes nantais présents. Cette messe avait lieu dans la basilique souterraine Saint-Pie-X lorsque tout à coup, pendant l'homélie, un tremblement de terre fit résonner les voûtes. Cela donna une certaine ambiance… Le soir, nous en avons reparlé entre animateurs. Une mère de famille, qui avait plusieurs enfants présents à cette messe, nous partageait que, pendant le tremblement de terre, elle se demandait comment elle allait pouvoir sauver ses enfants, par où sortir… Tout en avouant qu'elle aurait totalement abandonné le groupe dont elle avait la charge. Comment lui en vouloir ? L'instinct nous pousse à sauver spontanément nos proches… Il arrive parfois que nous soyons capables de donner notre vie pour des étrangers. Nous pourrions penser à Arnaud Beltrame par exemple. Animé par le sens du devoir, il a pu donner sa vie pour sauver un innocent. Il faut de la grandeur d'âme… Mais qu'en est-il pour un coupable ? Est-il possible de donner notre vie pour sauver un meurtrier ? La deuxième lecture que nous venons d'entendre ne dit pas autre chose. « La preuve que Dieu nous aime, c'est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs… nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils alors que nous étions ses ennemis. » Il n'a pas attendu que nous soyons saints pour nous aimer. C'est évident, car sans Lui nous ne pouvons pas l’être… Il a donné Sa vie pour nous alors que nous Le rejettions. Et encore aujourd'hui, en nous donnant les sacrements, en nous donnant la vie… Voilà le don gratuit de Dieu. Nous n'avons pas mérité Son amour, et c'est cela notre grande difficulté. Nous aimerions mériter d'être aimés, alors qu'il nous faut simplement accepter de l'être gratuitement, sans autre mérite que celui d'exister. Il nous faut d'abord accepter cela avant de pouvoir, dans un second temps, répondre à ce cadeau immense. Chers amis, cet accueil plein de reconnaissance de l'amour de Dieu est le présupposé à toute vie chrétienne. C'est lorsque nous acceptons cela que nous pouvons devenir pleinement chrétiens, c'est-à-dire avoir les mêmes sentiments qui habitent le cœur du Christ. Saint Paul nous y invite : « Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus ». Et ce vendredi nous avons célébré le Sacré-Cœur, qui n'est qu'une contemplation de ce cœur brûlant d'amour pour chacun de nous. Mais ce n'est pas une contemplation que nous faisons de loin, c'est bien une manière d'imprimer en nous les mêmes dispositions… Et lorsque nous communions au Corps du Christ, c'est l'être même de Dieu que nous recevons afin d'être transformés par Lui. C'est l'amour qui anime les relations au cœur de la Divine Trinité qui vient nous animer. Et ce matin nous lisons un merveilleux témoignage de cet amour absolu de Dieu. Jésus, voyant les foules, « est saisi de compassion ». Il voit la détresse des cœurs qui cherchent la vérité. Il sait ce qui seul peut combler une vie… Jamais nous n'entendrons Jésus dire : « s'il est heureux comme ça, alors ça va… » En voyant la foule, Il voit les cœurs. En voyant les cœurs, Il voit la vérité de notre être. Et cette vérité ne se trouve que par l'accueil de Son amour infini. Il ne peut se contenter d'un bonheur au rabais. Il veut tout donner. Il veut sauver tous les hommes, et avec encore plus de force ceux qui Le détestent. Chers amis, par notre prière et notre méditation de la vie du Christ, nos cœurs se transforment peu à peu. Ils sont capables d'aimer comme Jésus. Ils sont capables de devenir vraiment catholiques, c'est-à-dire universels. Nous devenons alors capables de folies : suivre le Christ et offrir notre vie pour nos ennemis… Regardons la vie des saints. Ils ont été saisis par cet amour infini de Dieu et ont livré leur vie pour les pécheurs, pour gagner au moins une seule âme. Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus en est un parfait exemple. Et tant d'autres encore… Et c'est ce chemin de conversion que le Seigneur nous invite à prendre : avoir les mêmes sentiments que le Christ Lui-même. Aimer avec le cœur de Dieu… C'est cela qui donne des ouvriers pour la moisson du Seigneur. La mission naît toujours des cœurs de ceux qui se savent aimés et qui veulent partager cette immense découverte, sans exclure la moindre personne. Obéissons à la demande du Seigneur de prier afin que « le maître de la moisson envoie des ouvriers pour sa moisson ». Que nous soyons nous-mêmes ces ouvriers, nous qui « avons reçu gratuitement ». Amen.

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Café fraternel
Événement

vendredi 12 juin

Café fraternel

☕ Denier café de l'année ! Nous vous attendons pour partager un dernier moment de convivialité autour d'un café avant les vacances.

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Article • lundi 1 juin

Chronique nº8

Les premiers chrétiens avaient pour habitude de célébrer des messes dans les catacombes, sur les tombes des saints. Cet usage fut perpétué au moment de la construction des églises, par le transfert des saintes reliques au sein des autels, symbolisant ainsi le lien entre le sacrifice du Christ et le témoignage des saints. L’autel de l’église Saint-Félix contient les reliques de saint Félix, des martyrs saint Victorius, sainte Verecunda et sainte Fructuosa, ainsi que celles de sainte Marguerite-Marie Alacoque, saint Yves et sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Saurez-vous citer les saints dont les reliques se trouvent dans les autels des églises Saint-Similien et Saint-Pasquier ?

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Article • dimanche 31 mai

Homélie - Sainte-Trinité

Chers amis, la fête de la Sainte Trinité nous invite à nous pencher sur l'être même de Dieu. Mais en disant cela, nous sommes pris de vertiges : à quoi bon chercher à comprendre quelque chose qui dépasse tant notre entendement ? Et, lorsque nous entendrons la préface tout à l'heure, la migraine nous guette : « tu es un seul Dieu, tu es un seul Seigneur, non pas en une seule personne mais une seule substance en trois personnes… » Oh, bien sûr, nous pouvons disserter. Mais nos mots seront toujours trop pauvres pour parler du Seigneur de manière juste. Il nous faut tenir un juste équilibre : chercher à mieux connaître qui est notre Dieu, tout en reconnaissant humblement que nous ne pouvons pas Le saisir, mettre la main sur Lui. « L'humanité a cherché d'abord en Dieu une protection contre elle-même et en a fait très souvent au cours de l'histoire le bouche-trou de toutes ses impuissances et de toutes ses ignorances : quand on ne pouvait plus rien, on disait "dieu" ; quand on ne savait plus, on disait "dieu". Sous ce chef, évidemment, on peut voir dans la notion de Dieu une notion condamnée à disparaître à mesure que l'homme devient maître de son champ, qu'il arrive à conquérir toutes les techniques et qu'il atteint à une espèce de toute-puissance » (Zundel). L'homme se fait alors un adversaire de Dieu. Il va chercher à Le maîtriser pour faire disparaître Celui que l'on cantonne au rôle de réponse face à ce que l'on ne maîtrise pas. Léon XIV nous met en garde, dans sa dernière encyclique, contre ce pouvoir de la technique qui cherche à prendre la place de Dieu. Le remède à cette tentation des origines est de saisir que l'essence de Dieu ne se trouve pas d'abord dans une compétence technique, comme Créateur par exemple, ou bien comme médecin. L'essence de Dieu se trouve avant tout dans la relation. Et c'est par cette relation que toutes les « compétences » agissent dans le monde. Rien ne pourra remplacer cela. Rien ne pourra remplacer un Dieu qui se fait proche. Un Dieu qui aime de toute éternité… Cette proximité, Il l'a révélée à un peuple. Dieu, le Seigneur des Armées, marchait au milieu de son peuple. Il séjournait sous la Tente de la Rencontre puis dans le Temple de Jérusalem. Mais Son être même Le poussait à vouloir davantage. Il désirait une intimité plus grande… Et voilà que, à la suite de l'Incarnation et du Mystère Pascal, Dieu vient habiter l'âme des justes par la foi. Par le baptême, par les sacrements, Dieu vient demeurer en nous. Folie de l'Amour ! Nous sommes le Temple de la Divine Trinité. Dieu-Trinité vient demeurer en nous. Il s'agit alors d'y croire, d'entrer en relation avec Celui qui se fait si proche, et de ne pas passer à côté de Celui qui est relation d'amour depuis toute éternité… Cette inhabitation de Dieu en chacun de nous est merveilleuse. C'est là que se trouve notre plus grande dignité. C'est aussi la porte d'entrée d'un juste amour envers nous-mêmes. Si Dieu fait de nous Son temple, comment pourrions-nous nous tenir nous-mêmes en mépris ? Ou bien encore, comment pourrions-nous mépriser les autres ? Même s'ils nous fatiguent ! Cette reconnaissance de ce que nous sommes par la grâce de Dieu n'est pas une vague connaissance théologique. L'inhabitation de la Très Sainte Trinité en nous a des répercussions très concrètes dans notre vie. Prenons l'exemple du rapport à notre corps. Lorsque nous saisissons que nous sommes un Temple, nous ne pouvons pas voir notre corps comme une simple enveloppe charnelle, comme un outil utilitaire de communication avec l'extérieur, ou comme le seul lieu de nos sensations et de nos plaisirs… Si nous sommes le Temple de Dieu, alors notre corps porte un trésor. J'irai même plus loin : il devient un trésor. Car à travers notre corps, Dieu peut se révéler et accomplir son œuvre. La Trinité peut continuer d'aimer et de vivifier le monde. Chers amis, si la Sainte Trinité demeure un mystère, c'est pour nous inviter à désirer toujours plus. Le mystère est un moteur de l'amour. Il nous permet d'entrer dans une relation vivifiante et non dans une lutte de pouvoir cherchant à dominer. Contempler la Trinité, c'est nous laisser attirer par elle et chercher à la rejoindre au plus profond de notre cœur. Amen.

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Découvrir la première encyclique du pape Léon XIV

Article • vendredi 29 mai

Découvrir la première encyclique du pape Léon XIV

Cela ne vous a pas échappé, cette semaine, le pape Léon XIV vient de publier la première encyclique de son pontificat, Magnifica Humanitas. Elle est consacrée à un sujet très actuel : la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle. À travers ce texte, le pape nous invite à réflechir sur cette question : comment rester profondément humains dans un monde transformé par la technique ? Il y parle de dignité humaine, de vérité, de travail, de liberté, de paix, de responsabilité partagée, mais aussi d’espérance. L’encyclique s’adresse aux catholiques, aux chrétiens et, plus largement, à toutes les personnes de bonne volonté. Pour en faciliter la lecture, nous vous proposons quelques infographies de synthèse, conçues et communiquées par le Dicastère pour le service du développement humain intégral. Elles donnent les grandes lignes du texte et, nous l’espérons, vous donnera envie d’aller lire l’encyclique en entier. Ci après, voici le lien pour lire l’encyclique sur le site du Vatican : https://www.vatican.va/content/leo-xiv/fr/encyclicals/documents/20260515-magnifica-humanitas.html Une belle occasion de prendre un temps de lecture, de réflexion et de discernement sur les grands défis de notre époque.

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